Bonjour à tous !
Très en retard après cette longue absence bloguesque, j’espère que votre année 2017 a bien commencé et vous la souhaite pleine de bonheur, de rêves réalisés, de projets concrétisés et de beaux moments partagés… 🙂

C’est bête, mon article précédent est de loin celui qui vous a le plus parlé, et pourtant j’ai eu un gros creux de motivation juste après sa publication ! A cela s’est ajouté beaucoup de travail (entre ma dernière année de formation en naturo et mon job alimentaire à côté), de choses se cumulant (je me suis engagée dans 2 assos récemment, je vous en reparlerai), bref, j’ai eu du mal à m’y remettre.

Dans l’article précédent, je vous expliquais pourquoi j’avais décidé d’arrêter la pilule il y a quelques années de cela. Aujourd’hui, je vais vous parler de la méthode de contraception que j’ai adoptée depuis, à savoir le DIU (dispositif intra-utérin) au cuivre.

Un DIU, qu’est ce que c’est ?

Parfois improprement appelé stérilet, le DIU est un petit objet en cuivre que l’on place dans l’utérus pour une période de 5 ans. Le cuivre a une action spermicide, et le DIU crée aussi une micro-inflammation qui empêche la nidation. C’est une des méthodes de contraception les plus efficaces qui soient (plus que la pilule) et elle n’occasionne pas d’effets secondaires, à part dans certains cas des règles hémorragiques qui peuvent être très embêtantes -voire obliger au retrait du DIU- et causer anémie et fatigue.
Pour info, il existe aussi des DIU hormonaux, mais les échos que j’ai eus de femmes qui s’en sont fait poser étaient encore pire que ceux des femmes qui ont eu des problèmes avec leur pilule, avec des effets secondaires particulièrement marqués…
Les DIU sont de différentes tailles, dont un tout petit adapté aux femmes qui n’ont jamais eu d’enfants (même si certains gynécos de la vieille école, pas très renseignés sur les évolutions du monde médical, refusent de leur en poser). C’est le cas du mien, qui porte le joli nom de UT-380 short.

16462719031_fac104d972_o
Un modèle de DIU. Quand on vous l’insère, le T est évidemment replié 😉 : le DIU est vendu dans un tube très fin que l’on retire une fois qu’il est en place, un peu comme un tampon avec applicateur.

2013, La pose de mon DIU

Comme je vous l’avais dit dans mon précédent article, j’avais choisi de me le faire poser chez une sage femme plutôt qu’un gynéco. Je vous mettrai en fin d’article des liens pour trouver des sages femmes qui pratiquent ce type d’acte, toutes ne le faisant pas.
La mienne, absolument adorable, a malheureusement déménagé trop loin suite à son premier bébé, je n’ai donc plus de nom à vous donner n’ayant vu personne depuis (il faudrait, d’ailleurs).
A ce propos, si quelqu’un a un bon nom à partager sur Lyon, n’hésitez pas à le communiquer en commentaire !

Ma première tentative de pose de DIU s’était soldée par un échec.
Ma SF avait choisi de me donner RDV au milieu de mes règles, le col étant généralement légèrement plus ouvert à ce moment là, m’avait-elle dit.
Le problème est que le col de l’utérus d’une femme qui n’a jamais eu d’enfant n’est pas habitué à ce qu’on y passe quelque chose, ni à la présence d’un élément dans l’utérus. Par conséquent je suis repartie déçue de ce premier RDV, la pose -tentée 2 fois- ayant déclenché des contractions qui faisaient ressortir le DIU à peine celui-ci en place.

La SF m’avait dit que ça pouvait arriver mais qu’il y avait une chance qu’un deuxième essai se passe mieux, le corps étant alors un peu plus préparé.
J’ai donc pris un deuxième RDV -en croisant les doigts à fond !- le mois suivant, toujours pendant mes règles.

Pour préparer la pose et éviter les douleurs, ma SF m’avait conseillé de prendre un « train » de spasfon : 2 1h avant la pause, 2 juste avant, 2 juste après et éventuellement encore 2 dans les heures qui suivent. Douillette que je suis, je flippais malgré tout énormément d’avoir mal, ayant lu pas mal de témoignages de grosses douleurs et même carrément de malaise vagal.
Finalement, lors de la pose elle-même, je n’ai eu mal qu’une fraction de seconde, lorsque la pince de Pozzi a agrippé mon col. (un article intéressant qui explique ce qu’est la pince de Pozzi mais surtout montre qu’elle n’est en fait pas indispensable lors de cet acte : ici)
Pour le reste, ce n’était évidemment pas hyper agréable, mais pas plus que ça, pas de douleur à signaler.
En revanche, les 1 à 2 heures qui ont suivi m’ont fait découvrir la joie des contractions, et je dois dire que ce mini aperçu de l’accouchement ne fait pas très envie. C’était une des pires douleurs que j’ai connues dans ma vie (surpassée seulement par une parodontite ^^).

MAIS ces 2 heures de douleur valaient largement la peine pour me garantir 5 ans de tranquillité !

2017, bilan du DIU après pas loin de 4 ans

Les premiers mois après la pose, effectivement, mes règles ont été plus abondantes que celles que j’avais avant la pilule. Et j’ai aussi connu à nouveau la joie des règles douloureuses (rien d’insoutenable, mais disons que je préférais avoir toujours une plaquette de spasfon à la maison au cas où).
Cependant, ceci s’est régulé petit à petit (je ne me souviens plus en combien de temps, entre quelques mois et un an, je dirais) et une amie qui en a un aussi a vécu la même chose. Aujourd’hui, mes règles sont redevenues totalement « normales », j’ai retrouvé un flux moyen et les douleurs sont extrêmement rares et passent toutes seules (j’avais lu une étude une fois sur la corrélation entre une vie sexuelle épanouie avec de nombreux orgasmes et l’absence de douleur pendant les règles, pour info 😛 ).Après, je précise que avant la pilule c’était le cas, je n’ai jamais souffert de SPM, n’ai jamais eu de grosses douleurs lors de mes règles (mais j’en ai encore moins aujourd’hui qu’ado, va savoir pourquoi) et avait un flux moyen.
Par conséquent, je pense que le DIU n’a pas -une fois les premiers mois passés- d’impact sur le déroulement du cycle, à priori vous devriez retrouver votre cycle naturel sans trop de changements.

Mais si quelqu’un a vécu une expérience différente, n’hésitez pas à vous manifester, je ne peux pas baser des statistiques générales sur 2 exemples seulement ;).

En bref

En ce qui me concerne, je suis totalement ravie de ce mode de contraception :
– efficace
– économique : environ 30€ pour 5 ans
– sans effets secondaires
– qui m’a permis de renouer avec mon cycle  naturel (les « règles » de la pilule étant totalement artificielles)
– qui se fait totalement oublier (pas la contrainte de devoir penser quotidiennement à prendre quelque chose)

L’année prochaine, cela fera 5 ans, ce sera donc l’année du retrait de mon DIU. Ce sera aussi l’année de mes 30 ans… Peut-être l’année pour penser à un bébé ? 🙂

Merci de m’avoir lue jusque là, et n’hésitez pas à me communiquer en commentaire vos témoignages et expériences en matière de DIU et de contraception !

Liens utiles

Pour ceux qui l’auraient raté, mon article précédent, qui explique pourquoi j’ai arrêté la pilule est ici.

Pour choisir une sage femme, il y a un annuaire national sur ce site, et un pour Rhône Alpes sur celui-là (il est actuellement en maintenance donc je ne peux pas vérifier, mais la dernière fois que je l’avais consulté on pouvait faire une recherche par type d’acte, ce qu’on ne peut pas faire sur le site national, qui oblige donc à les contacter individuellement pour être sûr qu’elles pratiquent le suivi gynéco hors grossesse). Il existe aussi un autre site très engagé qui peut toujours être utile pour éviter de vivre des violences gynécologiques : Gyn&co.

Et parce que ce n’est jamais de trop, je vous remets ma référence préférée : le site de Martin Winckler.

One thought on “DIU : 3 ans déjà ! ”

  1. J’aime beaucoup ton article, ça vaut le coup de réfléchir sur cette question. Je note toutes ces informations.
    Gros bisous à toi et à très vite!

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :