Il y a quelques année, par curiosité et un peu du jour au lendemain, j’ai tenté un jeûne de 3 jours. Le problème ? Je ne m’y étais pas préparée, j’étais fatiguée, j’étais dans une période où je mangeais beaucoup, bref les pires conditions pour se lancer. J’avais eu droit à une terrible crise curative, avec des maux de tête insupportables, des nausées…

Début août, j’ai écouté l‘épisode 11 du podcast Métamorphose sur les bienfaits du jeûne, qui était très motivant, et j’ai réalisé que les conditions étaient idéales pour retenter. Mon énergie était plutôt bonne, je gère mon rythme, et août était un mois relativement calme. C’était le moment !

3 semaines après avoir commencé ce jeûne, voici donc un petit retour sur mon expérience. Je partage ici ce que j’ai ressenti de manière personnelle, ce n’est donc pas un article général ou scientifique sur le jeûne, juste un témoignage. J’ai été formée sur les bases du jeûne mais ne suis pas spécialiste du sujet. Si le sujet t’intéresse, tu peux écouter le podcast que j’ai mis en lien plus haut ou aller lire des articles ici ou encore là.

 

Bienfaits attendus

Ce qui m’a intéressée le plus était surtout une volonté de réfléchir sur ma relation avec l’alimentation, celle-ci étant vraiment au cœur de ma vie. N’étais-je pas trop obsédée par manger ? Comment allais-je vivre ces 3 jours sans ?

En plus de cela, je lisais beaucoup de positif sur ce que le jeûne apportait en terme d’énergie et de bien-être. Une meilleure digestion, une plus belle peau et de plus beaux cheveux aussi, etc. Forcément, ça donne envie !

 

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Comment je me suis préparée

J’ai fait 2 jours de descente alimentaire progressive, en douceur et en misant sur des repas très légers mais riches en nutriments, afin d’éviter un effet trop brusque pour mon petit foie, et ses amis nausée et migraine.

 

Lundi 12 août, 1er jour de préparation

J’ai choisi de supprimer viande, sucre, produits laitiers et alcool le premier jour et de faire la part belle aux légumes. Mais surtout, j’ai pris le temps de me poser et de manger lentement, vraiment prendre le temps de mastiquer, de mâcher. Pour moi qui mange un peu trop vite en général, c’était un autre aspect particulièrement intéressant de ce défi : apprendre à manger plus lentement et vraiment apprécier chaque bouchée.

Au petit-déjeuner, j’ai mangé une demi boîte de maquereau à l’huile d’olive, pour l’iode et les oméga 3. A midi, j’ai bu un verre de smoothie à la pastèque avec une touche de citron et de basilic. L’après-midi j’ai mangé 1 abricot bien mûr. Au dîner, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus consistant et je me suis fait un petit bol de riz, dahl de lentilles et brocoli.

Cette journée là s’est très bien passée, j’ai bien bossé. En revanche, moi qui suis en général du soir je me suis sentie fatiguée tôt et me suis couchée à à peine 23h.

 

 

Mardi 13, 2ème jour de préparation

Pour ce 2ème jour, j’ai supprimé aussi protéines animales et céréales.

Le matin, je me suis préparé un petit-déjeuner petit mais nourrissant : un bol de pudding de chia au lait de coco et purée d’amandes. Le midi, je me suis régalée d’une salade de pastèque, basilic et huile d’olive. Le soir, j’ai dîné très tôt de 2 curry de légumes, dont j’ai mangé quelques fourchettes à peine de chaque. Comme j’avais très faim mais décidé de couper les céréales, j’y ai ajouté juste 1 cuillère à soupe de riz.

Ce jour là, j’ai bien bossé jusqu’à 17-18h mais ressenti beaucoup de fatigue après. Nous avons fait une petite balade car je tenais à garder un minimum de mouvement quotidien. Même sur une balade assez courte, mon énergie était assez basse et j’ai eu plutôt froid. En revanche, j’ai eu un gros regain d’énergie en rentrant, vers 23h30 et ai même eu dû me forcer à me coucher à 1h du matin.

 

Comment je l’ai vécu

 

Mercredi 14, 1er jour de jeûne

Je me suis réveillée très en forme et en ayant pas faim du tout au réveil. Super début !
En revanche, sur la journée il m’a été difficile de me concentrer, je n’ai pas été très efficace, avec des coups de pompe réguliers.

Côté signes du jeûne, certes pas de nausée ou mal de tête mais une haleine très désagréable, pas mal de frilosité et une légère douleur au coccyx et bassin (j’ai eu une fracture du coccyx en 2011 et j’ai lu qu’un jeûne peut réveiller des douleurs anciennes car le corps profite de cette énergie dont il dispose pour se réparer).

Le soir, je passe une soirée tranquille avec mon petit frère et mon copain chez moi et je vis le moment avec difficulté. En les voyant boire et manger, je réalise l’importance de ces actions dans ma vie sociale. Je ressens beaucoup de frustration, l’impression d’être à part, de ne pas partager pleinement ce moment avec eux. J’ai une grosse pulsion pour les biscuits apéro qu’ils se partagent. Côté physique, en revanche, je me sens bien, j’ai de l’énergie et ne me couche qu’à 1h30.

 

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Jeudi 15, 2ème jour de jeûne

La première nuit est très difficile. En effet, mon cœur a commencé à battre trop vite dès le mercredi soir et le bruit et la sensation m’ont empêchée de dormir toute la nuit. De plus, vers 6-7h, je suis réveillée par une grosse crampe à une jambe, signe que je manque de minéraux. Je décide à ce moment là de prendre une cuillère à soupe d’hydrolat d’ortie dans un verre d’eau dans l’espoir de me soulager. Je me recouche et me lève vers 11h.

Le 2ème jour est le plus dur à vivre. J’ai le nez un peu bouché, une très légère nausée et un très léger mal de tête, un peu les jambes en coton (et l’impression d’être “fragile”). Nous faisons une petite balade pour prendre un peu l’air et je ressens le besoin de marcher assez lentement. Cependant, prendre le soleil me fait du bien.

Comme la veille, j’ai une douleur en bas du dos, vers le coccyx et le bassin, j’ai froid et toujours cette haleine horrible. En revanche c’est drôle mais j’ai vraiment l’impression de voir mieux que d’habitude sans lunettes et d’être plus sensible à toutes les odeurs.

Mes journées me semblent plus vides quand je ne mange pas, plus longues. Je réalise l’importance de la nourriture dans ma vie plus que jamais.

Le soir, gros ras le bol. Le plaisir de manger me manque, j’ai envie de légumes d’été bien mûrs, j’en ai marre de ce cœur qui bat trop vite en permanence et de la fatigue. Je prends un stick de magnésium au coucher, car j’ai la sensation qu’une crampe est pas loin. Je me couche vers 22h, fatiguée…

 

 

Vendredi 16, 3ème jour de jeûne

Au lever, j’ai les genoux un peu sensibles, mon cœur palpite toujours, j’ai une très légère nausée en fond. En revanche, je me sens en forme. J’ai une sensation d’esprit clair alors que je me suis levée tôt (je suis plus du soir en terme d’énergie, généralement peu efficace le matin).

Le reste de la journée se passe très bien. Au cabinet avec une cliente je me sens bien, l’esprit clair et concentré, pleinement présente avec elle. Je suis bien moins fatiguée que les premiers jours, je sens que le plus dur est passé ! Je me dis que je pourrais continuer un jour de plus mais le plaisir de manger me manque vraiment.

C’est rigolo, je remarque que le premier jour, j’avais des pulsions de cochonneries : frites, biscuits apéro, etc. En revanche, dès le jeudi je deviens obsédée des fruits et légumes. J’ai une envie folle de tomates bien mûres, de basilic et de fruits juteux…

 

La rupture du jeûne

Dès le vendredi soir 20h, après avoir fait de jolies courses essentiellement de légumes, je n’ai pas envie d’attendre plus longtemps pour rompre mon jeûne. Je me dis que puisque j’ai commencé le mardi vers 19h, cela fait techniquement 3 jours.

Tu veux savoir un truc rigolo ? Ce qui me faisait le plus peur avant le jeûne était d’avoir très faim. Après tout, en général, j’ai tout le temps faim. Et bien la réalité c’est que je n’ai pas eu faim du tout pendant ces 3 jours. Pas une seconde. Le plaisir de manger m’a manqué, j’ai eu quelques pulsions de nourriture, j’ai eu envie de manger, mais faim ? Non. Du coup, cela m’aura appris à mieux écouter et reconnaître la véritable faim.

Vers 21h ce vendredi soir, je me prépare une superbe salade de tomates anciennes, sans huile ni sel, juste telle quelle. Je la savoure avec délectation et la saveur des tomates gorgées de soleil est un bonheur

 

 

Samedi 17, premier jour de reprise alimentaire

Je me sens toujours un peu fragile, j’ai les genoux sensibles et mon cœur bat toujours vite, j’ai vraiment hâte de me débarrasser de ces palpitations.

Je commence ma journée par une bonne eau de coco, pour ses minéraux, et la continue avec uniquement des légumes (sans matières grasses ni sel).

Le matin, j’ai 0 énergie et motivation, mais cela s’améliore bien le soir.

 

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Dimanche 18, deuxième jour de reprise

Levée tôt et en forme j’ai cependant pas mal de signes d’hypoglycémie (jambes en coton, gros mal de tête, tachycardie) et j’en ai vraiment marre.

Je regrette presque d’avoir fait ce jeûne car je suis encore en plein dans les aspects négatifs et ces palpitations permanentes me rendent dingue…

Je réintroduis le midi des céréales, et enfin je commence à me sentir un peu mieux car cela atténue les signes d’hypoglycémie.

 

Lundi 19, dernier jour de reprise

Retour des protéines, en revanche je m’interdis toujours le sucre et l’alcool.

Je suis enfin en forme, motivée, l’esprit clair. Etant en toute fin de cycle, je suis dans une phase de planification : je pose des objectifs pour septembre, mets les choses à plat, réfléchis à la suite.

Le jeûne semble aussi avoir déclenché mes règles, celles-ci commençant ce jour, à J27 (en moyenne je suis à 29-30 jours).

 

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Bilan de mon expérience

Tenir ce jeûne m’a été très difficile mentalement, le plaisir de manger m’étant particulièrement important. Physiquement, les deux signes les plus insupportables ont été la très mauvaise haleine et les palpitations permanentes. La fatigue m’a aussi pas mal pesé.

Je suis en revanche ravie d’avoir tenté l’expérience car cela m’a permis de réfléchir à ma relation émotionnelle avec la nourriture, de me concentrer à manger plus lentement et mieux mâcher (ce que j’ai réussi à maintenir jusqu’ici) et de sortir d’une phase un peu “junk food” vécue cet été, où j’ai beaucoup eu envie de pizzas, burgers et autres biscuits apéro.

 

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Côté bienfaits ressentis, je n’ai rien vu sur ma peau qui est pas mal grasse avec la chaleur donc assez moche. En revanche je crois que je perds moins de cheveux en ce moment qu’avant le jeûne. Côté digestion, j’ai décidé suite au jeûne de commencer une cure de probiotiques car comme je mangeais trop vite j’avais pas mal de ballonnements.

Le bienfait le plus important ? L’énergie !!! Normalement, elle fluctue au cours de mon cycle et pendant mes règles j’ai une phase de baisse de motivation et de besoin de plus de lenteur et de calme. Pour suivre cela plus précisément, j’ai commencé le mois dernier une fleur de cycle où j’écris chaque jour mes niveaux d’énergie, de motivation et de sociabilité sur 10, ce qui me donne un retour précis et plus juste basé sur un ressenti.

Depuis le 20 août, j’ai été 9 jours à 8/10 d’énergie, 4 jours à 7 et seulement 2 jours à 6 dont un où j’étais sortie la veille et avais pas mal bu. Ma motivation a été constamment très élevée, je suis efficace et j’ai envie de travailler tous les jours, même ceux où normalement je me fixe des repos. J’ai tellement d’énergie que je dois faire vraiment attention car cela a tendance à me décaler : très active le soir, je me couche du coup particulièrement tard et cela me décale le matin, ayant besoin de mes 7-8h de sommeil en moyenne. Du coup, je suis en train cette semaine de me recaler : je me force à me coucher vers 1h maximum, pour me lever vers 9h, mon rythme idéal.

 


Mon énergie en ce moment ^^ via GIPHY

 

As-tu déjà tenté un jeûne ? En ce qui me concerne, je pense retenter l’expérience, peut-être un peu plus longtemps. Il semble de plus qu’en général les suivants soient plus faciles à vivre que le premier !

Si tu es fatiguée, attention, le jeûne n’est pas conseillé car celui-ci demande une vitalité suffisante. En revanche, je peux t’accompagner en naturopathie, afin de t’aider à retrouver ton énergie.
Tu peux prendre rdv en ligne ici !

Belle journée 🙂

 

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