Depuis que je suis naturopathe, 2 choses me saoulent fortement : les quelques personnes qui sans rien connaître aux pratiques non conventionnelles les mettent toutes sans véritables arguments dans le fourre-tout bien pratique des “pseudo-sciences”, et les quelques confrères/consœurs totalement perchés qui discréditent nos pratiques en se comportant en charlatans, en gourous…, en entrant dans des guéguerres stériles contre “l’allopathie” et en partageant tout et n’importe quoi sans vérifier leurs sources, etc. (ce qui bien évidemment apporte de l’eau au moulin des détracteurs précités…).

 

Le débat entre “allopathie” et “médecines alternatives” 😀

 

Je pense que cette opposition entre médecine et pratiques complémentaires est totalement dépassée et je rêve que la France progresse sur ce qui selon moi est le futur de la santé : la médecine intégrative.

La définition de la santé selon l’OMS est d’ailleurs : «La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».

 

Mais la médecine intégrative, c’est quoi au juste ?

 

Cette nouvelle façon de concevoir la santé allie médecine occidentale et pratiques non conventionnelles (naturopathie, sophrologie, méditation, ostéopathie, acupuncture, yoga, hypnose, aromathérapie, etc…), dans une approche personnalisée et centrée sur le patient.

Son but est de prodiguer la plus grande qualité de soin possible au patient pour faciliter sa guérison mais aussi améliorer son bien-être et son confort de vie. Cela passe par un accompagnement global (corps, mental, gestion des émotions) qui combine les meilleurs soins médicaux et des approches complémentaires sélectionnées. Il nécessite des médecins ouverts d’esprit et des praticiens de bien-être rigoureux dans leur pratique.

La relation entre le patient et les soignants est basée sur la confiance, l’écoute, la personnalisation, l’adaptation des soins au mode de vie et habitudes du patient.

Un travail de collaboration entre les soignants est important pour bénéficier pleinement des avantages de cette pratique.

 

 

Quels sont ses avantages ?

 

Il existe une demande croissante envers les pratiques dites douces, parallèles, alternatives, mots que je n’aiment pas, leur préférant le nom de complémentaires. En effet, si l’on travaille de manière éthique ces descriptions ne correspondent pas à une réalité. Alternative implique un remplacement, alors que la médecine est nécessaire dans bien des situations, parallèle une séparation, alors qu’elles peuvent se croiser, douce qu’elles ne comportent aucun risque, ce qui est faux aussi. Par exemple, si on utilise mal des plantes ou huiles essentielles cela peut être dangereux.

La médecine intégrative permet de répondre à cette demande dans un cadre sécurisé, puisque un suivi médical est nécessairement présent.

Elle participe à la prévention par l’amélioration des habitudes de vie, ce qui est positif pour les patients et pour le budget de la sécu 😉 et permet d’allier les avantages de la médecine : approche scientifiquement validée, moderne, compétence à gérer l’urgence et l’aigu, examens médicaux, chirurgie, traitements appropriés, et ceux des pratiques complémentaires : réduction du stress, lutte contre la douleur de manière non iatrogène, gestion de l’alimentation (énergie, bien-être, micro-nutrition, éviter les carences…), amélioration du bien-être, temps passé avec la personne, écoute, approche holistique et personnalisée, réduction de la consommation de médicaments (anti-inflammatoires, somnifères, etc) par l’amélioration du confort de vie…

De la même façon, elle permet de réduire les possibles inconvénients de la médecine : RDV qui s’enchaînent et laissent peu de temps à consacrer aux patients, hyperspécialisation qui oublie parfois que nos systèmes sont interconnectés, traitements antisymptomatiques qui oublient parfois de s’intéresser aux causes, excès de médication… et ceux des pratiques complémentaires : possibles charlatans, formations peu sérieuses, abus, éloignement de la médecine qui peut conduire certains patients à éviter des soins et traitements qui leurs sont nécessaires.

 

 

Quelles sont ses applications possibles ?

 

Pour mieux comprendre l’intérêt de la médecine intégrative, je vous donne quelques exemples possibles de son utilisation :

Celle dont on parle le plus fréquemment est le cancer. La chimiothérapie et la radiothérapie ont prouvé leur efficacité et sont nécessaires pour avoir de solides chances de rémission et de guérison. Mais ce sont aussi des traitements lourds qui fatiguent la personne.
Ainsi, de bonnes habitudes de vie, une alimentation adaptée, certaines plantes…, dans le cadre d’un suivi naturopathique par exemple, peuvent permettre de diminuer les effets indésirables, améliorer l’énergie de la personne et l’aider à mieux vivre son traitement en améliorant son confort de vie.
De plus, une pathologie lourde provoque du stress et un impact sur la vie personnelle du patient. Ainsi, des pratiques telles que yoga, méditation de pleine conscience, sophrologie peuvent permettre à la personne de mieux gérer cela et retrouver du bien-être. On voit donc ici un suivi global, par plusieurs praticiens, qui prend en compte tous les aspects : physique, mental, émotionnel.

De la même façon, la médecine intégrative est intéressante dans les pathologies chroniques lourdes, les maladies auto-immunes, les hypothyroïdies, les MICI, les pathologies cardio-vasculaires, le diabète, les problèmes articulaires, bref dans toutes les pathologies qui nécessitent des traitements au long cours et impactent fortement la vie du patient.

 

 

On en est où en France ?

 

La médecine intégrative est née aux Etats-Unis dans les années 90. Elle est pas mal présente là-bas, elle se développe bien au Canada, en Suisse… mais en France on est bien à la traîne !

Heureusement, de plus en plus d’initiatives fleurissent et de plus en plus de professionnels s’y intéressent, alors je croise les doigts pour que ça progresse dans les prochaine années !

Ainsi, on commence à trouver des formations pour les pros, comme à l’ECIM ou à l’iSi, à Paris, et quelques centres de soin plutôt à Paris et alentours pour le moment. En faisant une recherche, j’ai trouvé l’institut Rafaël à Levallois pour l’après cancer et le centre Vitruve à Paris. Dans le Sud, il y a aussi le centre chirurgical Montagard, du côté d’Avignon, pour la chirurgie orthopédique.

 

 

Et pour en savoir plus

 

Si le sujet vous intéresse, je vous renvoie vers quelques sources intéressantes :

 

J’en profite pour passer un message : Je suis très intéressée pour collaborer avec des médecins et professionnels de santé sur Lyon.
Si tu es ou connais un.e ou des pros de la santé ouvert.e.s aux pratiques complémentaires, n’hésite pas à me contacter !
(formulaire de contact ou mail : annep.naturopathe@gmail.com)

Et si tu as un trouble chronique diagnostiqué et suivi par un médecin, je peux t’accompagner en complément, pour te permettre de retrouver du bien-être et améliorer tes habitudes de vie et ton énergie !

 

 

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