De l’acné ? Arrêter les produits laitiers.
Un SOPK ? Arrêter le sucre.
De l’endométriose ? Arrêter gluten, produits laitiers, sucre, alcool et j’en passe.

ça ne te paraît pas tenable comme solution ? C’est normal !

Pour moi, ces conseils sont extrêmes, parfois contre-productifs, et pas nécessaires pour que les choses s’arrangent. L’important n’est pas de supprimer des aliments mais de supprimer les causes des maux et trouver un équilibre qui convienne à chacun.e.

 

Pourquoi ce n’est pas pertinent ?

 

Aucun aliment n’est un poison

Attention aux discours qui diabolisent les aliments. Aucun aliment n’aura en lui-même un impact négatif sur ta santé. Le problème est toujours l’excès. Alors oui, c’est toujours mieux de favoriser la qualité, oui les aliments industriels ne sont pas très intéressants nutritionnellement, mais tous les aliments qui te font envie t’apportent quelque chose. Par ailleurs, tout contrôler et supprimer expose au risque de tomber dans l’orthorexie, obsession du manger sain.

 

L’impact sur la digestion

Souvent, les personnes qui conseillent de supprimer des aliments parlent de préserver, reposer le système digestif, ce qui aiderait à améliorer la digestion.

En fait, beaucoup en ont fait l’expérience, c’est plutôt l’inverse. Souvent, si tu supprimes tout et manges trop peu diversifié, à force, tu ne digères plus rien…

Par ailleurs, mal supporter un aliment n’est pas le problème, c’est un symptôme. Si tu digères mal, peut-être qu’il y a un manque d’enzymes digestives, peut-être un manque ou excès d’acidité au niveau de l’estomac, peut-être que la thyroïde est un peu en sous-régime et que la digestion est ralentie, peut-être y a t’il inflammation chronique au niveau de l’intestin… Bref, supprimer l’aliment c’est réduire l’apparition du symptôme mais pas soulager la cause du déséquilibre.

Enfin, la restriction alimentaire est bien souvent une énorme cause de stress. Or, le stress est source d’inflammation et son impact sur l’acné et autres troubles du cycle est fréquemment plus important que celui de l’alimentation.

 

 

L’ironie de la situation…

 

… C’est que souvent il ne faudrait pas bannir des aliments, mais en rajouter !

Dans le palmarès des conseils alimentaires que je peux donner aux personnes qui me consultent, il y a :

  • manger plus, en général. A cause de la diet culture et la mode du healthy dans lesquelles on baigne, beaucoup de femmes mangent trop peu, avec beaucoup trop de légumes et peu d’aliments vraiment nourrissants. Et je ne parle pas des soucis posés par le jeûne intermittent…
  • manger plus de gras. Le gras a été diabolisé pendant si longtemps que beaucoup cherchent à l’éviter par peur de grossir. Le problème ? Les hormones sexuelles sont produites à partir du cholestérol, alors il faut absolument du gras.
  • manger plus de protéines. Entre la diabolisation de la viande et les raisons écologiques ou éthiques qui poussent à réduire les produits animaux, le fait que le poisson et les légumineuses soient peu présents dans les habitudes alimentaires actuelles, que les vieux clichés sur les œufs perdurent, que les produits laitiers soient fréquemment mal digérés, on se retrouve souvent avec des assiettes vides de toute source de protéines alors qu’elles sont indispensables à la production de neurotransmetteurs et d’hormones (entre autres).
  • ne pas négliger les féculents. Attention aux modes type paleo et keto… Les glucides sont essentiels pour l’équilibre du cycle aussi.

Et oui, ça peut surprendre, d’autant plus pour les personnes qui cherchent à perdre du poids, mais manger suffisamment est vraiment important. En mangeant trop peu, les personnes se retrouvent fatiguées, carencées, avec des troubles métaboliques, troubles du cycle, mauvaise digestion, etc.

Il est nécessaire de manger suffisamment et suffisamment varié pour couvrir tous ses besoins et se sentir en forme.

 

 

Quelle approche, alors ?

 

Le mieux est de viser une approche réellement HO-LI-STIQUE !

Il est essentiel d’adopter une vision globale de la santé et faire un vrai bilan complet. Cela permet de déterminer les diverses causes et de voir comment elles s’influencent et se croisent entre elles.

Les changements alimentaires doivent être personnalisés et sortir d’une vision court-termiste et simpliste.

Enfin, l’alimentation est un des piliers de la santé, mais pas le seul. Il faut donc se pencher sur le stress, l’activité physique, l’état du système digestif, la qualité du sommeil, l’immunité, etc. C’est la meilleure façon d’améliorer les choses de manière durable et réelle.

 

 

Ça te parle ? Si tu aimerais être accompagnée sur ce chemin ou si tu as des questions sur mon approche, tu peux me contacter ici ou prendre RDV là.

 

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